Les traces d'occupations humaines remontent à un million d'années L'agriculture et l'élevage se sont étendus, au néolithique, à partir de la région du Danube et, d'autre part, de celle de la Méditerranée Au Vème' millénaire la civilisation mégalithique marque, fortement les régions de l'Ouest A l'âge du bronze (Il' millénaire), un commerce des métaux, reliant l'Europe continentale et l'Angleterre aux Paj1 méditerranéens, traverse la Gaule Le fer est utilisé dans l'outillage agricole par les Celtes, derniers créateurs d'un paysage agraire qui subsiste jusqu'au haut Moyen Age Un commerce actif anime le sillon rhodanien (colonie gr. de Marseille) et la Seine Rome s'empare de la Gaule méridionale et l'intègre â son système économique (routes), social (colonies) et politique (la future Narbonnaise) Exploitant les conflits qui opposent les diverses cités gauloises, César conquiert l'ensemble du territoire gaulois de 58 à 51 av J.C et vainc Vercingétorix (52 av J.C). Pendant quatre siècles, la Gaule connaît la Pax romana (paix romaine); les Gall(} Romains développent une civilisation originale urbanisation et réseau rou,tier favorisent la romanisation; le latin s'impose aux dépens du gaulois. Au III' s" la Gaule subit les premiers" ravages des peuples germaniques, qui franchissent le Rhin La Gaule est dévastée au V' s" définitivement envahie par les Germains dont une part gagne la Méditerranée (Vandales, Suèves) ; d'autres (Burgondes, Francs, Wisigoths) se partagent la Gaule et fondent des royaumes barbares. L'expansion inattendue des Francs aboutit â une stabilisation sous le règne de Clovis (481-51l) ; il unifie la Gaule franque et fonde la dynastie mérovin,gienne; sa conversion au catholicisme assure aux Mérovingiens une place prépondérante en Occident Leur effacement est mis â profit par les maires du palais, dont le dernier, Pépin le Bref, fonde la dynastie carolingienne en prenant le titre royal en 75l. Après des siècles de désordre politique, ces maires du palais réunifient la Gaule franque ;  Charles Martel, père de pépin Le Bref, refoule les Sarrasins â Poitiers en 732. Le rétablissement de l'Empire (V Europe), en 800, par Charlemagne n'empêche pas le maintien de particularismes régionaux La Francia occidentalis s'individualise et le traité de Verdun (843) fixe les traits politiques de l'Occident médiéval en établissant la base des trois grands États la France, l'Allemagne, 1'1talie Le parler vulgaire se détache du latin c'est le roman, ancêtre du français. L'Empire carolingien se désagrège en principautés autonomes au moment où de nouvelles invasions (Hongrois, Sarrasins et sur­tout Normands) menacent l'Occident; les institutions féodales se mettent en place, les seigneurs imposant, à partir de leur château, leur, protection, et leur ordre aux paysans d alentour A partir du XIe siècle un monde nouveau va naître répondant â l'accroissement de la pop" les défrichements façonnent un nouveau paysage ; le commerce renaît; les villes se développent et s'émancipent de la tutelle seigneuriale en constituant des communes C'est l'époque du triomphe de la foi ; la chevalerie, exaltée par l'Église, fournit des troupes nombreuses â la 1 re croisade, qui se termina par la prise de Jérusalem (1099) La royauté, affaiblie, n'a toutefois ~ sombré; Hugues Capet (987-996) fonde la dynastie capétienne L'unité et le renforcement du royaume sont I'oeuvre de Philippe Auguste (1180-1223) qui confisque les fiefs français des Plantagenêt, rois d'Angleterre, à l'exception de la Guyenne; le premier, il se nomme roi de France et fixe la cap à Paris; ses successeurs profitent de la croisade contre les albigeois (1208) pour annexer le Languedoc (traité de Paris, 1229) qui passe entièrement à la couronne en 1271 Au XIIIe siècle le royaume apparaît riche, peuplé, puissant; la dynastie capétienne, auréolée de la sainteté de Louis IX (1226-1270), n'a pas son égale en Europe Philippe le Bel (1285-1314) affirme l'hégémonie. du pouvoir royal et des intérêts de l'État Les XIVe et XVe siècles sont caractérisés par des difficultés économiques nées de la stagnation de la production agricole pour une pour une population en accroissement continu. La terrible "peste noire" (1347.1351) qui tue le tiers de la population et les guerres jettent l'Occident dans une crise interminable La guerre dite de Cent Ans (1337.1453) oppose les rois d'Angleterre, qui prétendent soustraire la Guyenne a l'autorité française et revendiquent, en outre, le trône de France a la dynastie des Valois Défaites (Crécy, 1346; Poitiers, 1356), guerre civile entre Armagnacs et Bourgui­gnons jettent le pays au fond de l'abîme Henri V d'Angleterre l'emporte encore à Azincourt (1415), puis le traité de Troyes (1420) le désigne comme héritier de la couronne de France Le sursaut vient de Bourges, où Charles VII (1422-1461), obéissant au mouvement de réaction nationale qu'incarne Jeanne d'Arc, reprend l'initiative, conclut la paix avec la Bourgogne, restaure, par des réformes importantes, l'autorité monarchique et entreprend de chasser les Anglais du royaume; en 1453, les Anglais ne possèdent plus que Calais Louis XI (1461-1483) achève l'oeuvre de son père et réussit à vaincre Charles le Téméraire (défait et tué en 1477) dont l'État bourguignon disparaît Cette deuxième moitie du XVe siècle est marquée par la reconstruction du pays ; les campagnes s'animent à nouveau ; Lyon, grâce ases foires, devient l'une des grandes places financières et commerciales d'Europe.

Les Temps modernes (fin XVe-XVIIIeme) -Au XVIe s l'économie française est en plein essor; la hausse des prix, due à l'afflux des métaux pré. cieux, amplifie la demande La remar­quable croissance de la pop est cependant freinée par une très forte mortalité infantile. La prospérité agricole ne profite pas à tous beaucoup de nobles, dont les revenus sont des rentes fixes, et le peuple des villes subissent la hausse des prix, alors que les bourgeois, enrichis par le grand commerce, étalent leur luxe Les grands fiefs sont peu à peu absorbés par la royauté l'Orléanais, en 1498 ; la Bretagne, en1532; le Bourbonnais, l'Auvergne, la Marche sont confisqués par François 1er  (1527) à la suite de la trahison du connétable de Bourbon Cette unifi­cation territoriale confirme le pouvoir royal" Un roi, une loi" Sous François 1er  (1515.1547), l'administration centrale (quatre secrétaires d'État sont institués en 1547) et la justice royale s'affirment face aux prétentions des seigneurs et des ecclésiastiques ; dans les provinces, on adjoint parfois aux gouverneurs des" commissaires départis" (les futurs intendants) l'ordonnance de Villers-Cotterêts (1539) ordonne que tous les actes de jus­tice soient rédigés en français et crée l'état civil Le déficit endémique des finances, dû au luxe de la cour et à une politique belliqueuse (guerres d'Italie, lutte de François 1" puis d'Henri Il contre Charles Quint), obligé à augmenter la taille, à recourir a de nombreux emprunts, à vendre les charges de l'État (offices) ; la noblesse, touchée dans ses intérêts matériels et troublée par la Réforme, accepte mal la diminution de son rôle politique L'impuis­sance du pouvoir royal devant le conflit entre catholiques et protestants (conjuration d'Amboise, 1560), va donner force et hardiesse aux oppositions. Les guerres de Religion commencent en 1562, sous la régence de Catherine de Médicis, et sont marquées par des atrocités (massacre de la Saint-Barthélemy, le 24 août 1572} À Henri Ill, assassiné en 1589, succéder Henri de Bourbon, roi de Navarre, qui prend le nom de Henri IV. Il doit abjurer la confession protestante pour regrouper les Français autour de lui (1594) et combattre les partisans de la Ligue que sou­tiennent les Espagnols Il rétablit la paix religieuse (édit de Nantes, 1598) et l'autorité de l'État et conclut la paix de Vervins  ; il apporte au royaume son vaste apanage de Navarre Mais la France est ruinée et l'oeuvre de Sully, son surintendant des Finances, est brutalement interrompue par l'assassinat du roi en 1610. Après la période d'impuissance que fut la régence de Marie de Médicis, Richelieu s'impose en 1624, affirme avec force la prééminence de l'État sur les groupes ou les individus, si grands soient-ils, et impose la volonté française en Europe (intervention dans la guerre de Trente Ans, conclue par la signature des traités de WestphalIe en 1648} La mort de Louis XIII (1643), six mois après celle de Richelieu, laisse une régence difficile à Anne d'Autriche et à Mazarin Les désordres de la Fronde marquent profondément le jeune Louis XIV, qui, après la mort de Mazarin (1661), prend personnellement le pouvoir. En lui imposant une vie dispendieuse à la cour, Louis XIV domestique la grande noblesse La centralisation administrative se renforce encore ; les états généraux ne sont plus convoqués ; le Parlement, qui avait joué un grand rôle pendant la Fronde, ne se rebelle plus. Cet absolutisme est aussi religieux la Contre-Réforme triomphe en France Richelieu avait déjà réduit la rebellions des protestants de La Rochelle (1628), et retiré aux protestants leurs p)aces de sûreté par l'édit de grâce d'Alès (1629) ; Louis XIV, que Mme de Mainte. non amena à sous-estimer l'importance du protestantisme, révoque l'édit de Nantes (1685) ; l'insurrection des Camisards (1702) et l'émigration des huguenots mettent en évidence son erreur. Le jansénisme est également réprimé (Port-Royal} La politique étrangère demande une armée nombreuse, que Louvois s'attache à organiser, tandis que Vau­ban fortifie les frontières A la suite des guerres de Dévolution, de Hollande, de la Ligue d'Augsbourg. de la Succession d'Espagne, la France s'agrandit de l'Artois, du Roussillon, de la Franche. Comté, d'une partie du Hainaut et de Strasbourg Contrastant avec la pros­périté du XVIe siècle l'économie connaît une régression, due à la diminution de l'arrivée des métaux précieux américains après 1630 et aux guerres interminables. Les tentatives de Colbert pour mettre de l'ordre dans les finances échouent face aux dépenses (guerre, fastes de la cour, construction de Versailles) baisse des prix agricoles, mauvaises récoltes dues notamment à de mauvaises conditions météorologiques (hiver de 1709), épidémies frappant le peuple, dont les révoltes sont réprimées sans pitié La population française diminue. Malgré les encouragements prodigués par Colbert à l'industrie et au commerce, les produits français ne concurrencent pas les produits anglais et hollandais le colbertisme est un échec. La fin du règne de Louis XIV dont le rayonnement européen fut considérable, est assombrie par les guerres, les famines, les deuils dans la famille royale L'opposition se développe; l'esprit critique reprend ses droits Louis XIV disparu, la Régence (1715-1720) est exercée par Philipe d'Orléans; l'expérience financière de Law en est l'événement le f'lux marquant Le long règne de Louis XV (mort en 1774) est marqué par les difficultés financières (à la suite (]e la guerre de la Succession d'Autriche et de la guerre de Sept Ans} par la querelle janséniste, par l'opposition du parlement, que suivra la crise de la monarchie La noblesse, exaspérée par l'ascension de la bourgeoisie, cherche à monopoliser les charges La bourgeoisie se heurte à la barrière de la naissance; riche (particulièrement les ports de l'Atlantique gui négocient avec les" Iles »), instruite, ouverte aux idées des philosophes, aux Lumières, elle critique âprement le régime La noblesse de robe rêve de participer au pouvoir Le petit peuple, souvent en conflit avec la noblesse qui restaure âprement les droits féodaux et s'empare des terres et pâtures communales, est touché par des crises cycliques (1770-1775, 1788-1789) qui jettent sur les routes des milliers d'indigents, en quête de nourriture. Toutefois l'essor démographique (recul de la mortalité) est important (28 millions de Français en 1789.) A la crise sociale s'ajoutent une crise industrielle née du traité de commerce avec l'Angleterre (1786), et une crise financière (aggravée par le financement de la guerre d'Indépendance américaine}. La crise politique n'est pas moins grave. Louis XVI, au début de son règne, n'ose pas en 1776 soutenir Turgot contre les privilégiés ; par la suite, il renvoie Necker (1781),  Calonne  et Loménie de Brienne (1787) quand ils pro~osent des réformes profondes pour rétablir les finances La conjonction des oppositions a créé une situation révolutionnaire Le roi est contraint de rappeler Necker (1788) et de promettre la réunion des états généraux.

Pays d’Europe occidentale, la France est bordée au nord-est par la Belgique, le Luxembourg et l’Allemagne ; à l’est par l’Allemagne, la Suisse et l’Italie ; au sud-est par la mer Méditerranée (golfe du Lion) et la principauté de Monaco ; au sud-ouest par l’Espagne, la principauté d’Andorre et le golfe de Gascogne ; à l’ouest par l’océan Atlantique ; et au nord-ouest par la Manche et le détroit du pas de Calais, qui sépare la France du Royaume-Uni et relie la Manche à la mer du Nord.

Les frontières nationales qui totalisent 5 660 km correspondent, pour l’essentiel, à des frontières naturelles. Sur 2 970 km de frontières terrestres, près de 1 750 km sont représentés par des montagnes (Alpes, Jura, Pyrénées), tandis qu’une partie de la frontière franco-allemande emprunte, sur 195 km, le cours du Rhin. Le pays possède une façade littorale de près de 3 427 km, ouverte à la fois sur l’océan Atlantique et ses mers bordières (mer du Nord, Manche, mer d’Iroise) et sur la mer Méditerranée.

De forme presque hexagonale et de dimension moyenne, la France occupe, entre l’Atlantique et la Méditerranée, un isthme étroit, à l’extrémité occidentale du continent. Elle s’étend, du nord au sud, sur une longueur de 973 km, et atteint une largeur maximale, d’est en ouest, d’environ 950 km.

La superficie de la France métropolitaine est estimée entre 543 965 km² selon le cadastre et 551 695 km2 selon l’Institut géographique national (IGN), d’après les mesures géodésiques, ce qui place le pays au 3e rang européen après la Russie et l’Ukraine, et au 48e rang mondial. La capitale, Paris, est la plus grande ville du pays.

La France continentale s’étend, du nord au sud, entre 51° 5’ et 42° 20’ de latitude nord et, d’ouest en est, entre 5° 56’ de longitude ouest et 7° 9’ de longitude est. La diversité des reliefs et des milieux bioclimatiques entraîne une étonnante variété de paysages. Située à la charnière de l’Europe du Nord et de l’Europe du Sud, la France présente un condensé des principaux domaines physiques du continent européen (voir Europe).

La France comprend plusieurs îles, dont la plus grande est la Corse (8 680 km²), et dix possessions d’outre-mer, éparpillées sur l’ensemble du globe : Saint-Pierre-et-Miquelon (Atlantique Nord), la Guyane (Amérique du Sud), les Antilles françaises (Martinique, Guadeloupe), Mayotte et la Réunion (océan Indien), les îles et archipels d’Océanie, dans l’océan Pacifique (Polynésie française, Nouvelle-Calédonie, Wallis et Futuna), et les terres Australes et Antarctiques françaises (TAAF).

Pays d’altitude modérée (342 m en moyenne), la France présente des reliefs variés et contrastés. Alors qu’elle est bordée, sur ses périphéries orientale et méridionale, par des barrières montagneuses élevées, un ensemble de moyennes montagnes occupe le centre et le nord-est du pays, ainsi que la Corse, tandis que de vastes régions de plaines, de collines et de bas plateaux s’étendent depuis le nord jusqu’au sud-ouest. Près de 62 p. 100 du territoire français sont situés en dessous de 250 m d’altitude et seulement 7 p. 100 au-dessus de 1 000 m.

La partie du territoire la plus élevée et la plus accidentée se situe à l’est d’une ligne Bayonne (au sud-ouest)-Thionville (au nord-est). À la France montagneuse de l’Est et du Sud, aux forts contrastes topographiques et aux reliefs compartimentés s’oppose la France des bassins et des socles usés (Massif armoricain, Ardenne) du Nord et de l’Ouest, dont les plaines et les bas plateaux s’étendent à une altitude le plus souvent inférieure à 250 m. Un ensemble de seuils (passage entre deux bassins), de larges vallées et de fossés d’effondrement facilite la circulation à travers le territoire.

Le drapeau est un emblème représentant une personne, un régiment, un monarque ou un état. Les différents récits évoquent des emblèmes datant du Ve siècle, de différentes couleurs, sous des formes diverses.

 La chape (manteau) bleue de Saint-Martin levée par Clovis en 507 contre les Wisigoths (barbares), et par Charles Martel deux siècles plus tard contre les Sarrasins. L'oriflamme (bannière) rouge de Saint-Denis, protecteur de la France. Ou encore l'étendard blanc de Jeanne d'arc, symbole de sa pureté, porté au sacre de Charles VII à Reims.

 Les armées du Roi où chaque unité avait son drapeau dont la couleur et la forme pouvaient varier .Dans chaque régiment la compagnie du colonel arborait un étendard blanc insigne du commandement.

 Les rois de France ont porté les trois couleurs du drapeau tricolore de façon distincte. La bannière bleue flottant au vent pour le couronnement de Charlemagne (800), de Clovis à Charles X dont le manteau royal est bleu azur , paré de Fleurs de lys d'or, symboles de loyauté et de fidélité. Sous le règne de Hugues Capet et des règnes suivants, c'est l'oriflamme rouge de Saint Denis, protecteur du royaume, qui est l'étendard du roi.

 Le blanc à été de 1638 à 1790 la couleur du drapeau royal et du pavillon de la marine. De 1814 à 1830 cette couleur représente l'armée royale.

 C'est la révolution française qui va instituer le drapeau tricolore. Dans les premiers temps de la révolution les trois couleurs sont initialement réunies sous la forme d'une cocarde.

En juillet 1789, peu de temps avant la prise de la Bastille une effervescence règne à Paris. U n milice est créée, elle porte un signe distinctif, une cocarde bicolore composée des traditionnelles couleurs de Paris, le bleu et le rouge. Le 17 juillet, 3 jours après la prise de la bastille, Louis XVI se rend à Paris pour passer en revue la nouvelle Garde Nationale. II porte la cocarde bleue et rouge pour calmer la foule qui l'entoure, Lafayette commandant de la garde, ajoute le blanc royal, c'est la première façon de porter les trois couleurs.

 Un décret du 27 pluviôse An II (15 février 1794) indique que "le pavillon, et le drapeau National, sera formé des trois couleurs Nationales disposées en trois bandes égales de manière à ce que le bleu soit attaché à la garde du pavillon, le blanc au milieu et le rouge flottant" .

 La Restauration de 1815 rétablira le drapeau blanc, le symbole de la monarchie. Lors de la révolution de 1848, le drapeau tricolore est adopté par le gouvernement provisoire. Cependant le drapeau rouge flotte au dessus des barricades, il est le symbole de la révolution sociale. 

Sous la même République, un consensus s'établit progressivement autour des trois couleurs. A partir de 1880, la remise des drapeaux aux armées lors de la première fête Nationale, le 14 juillet, fixe la tradition du drapeau dans les moments des fêtes Républicaines. Peu à peu il fait l'unanimité dans la représentation officielle de la France, les royalistes acceptent cet emblème pendant la première guerre mondiale.

 La constituons de 1946 et de 1958 dans son article 2 indique que l'emblème National est le drapeau tricolore bleu, blanc, rouge. Le drapeau est visible sur les bâtiments publics, commune, préfecture, etc... II est bien sûr présent dans les enceintes militaires. II représente dans les manifestations officielles le symbole de l'état et de la nation, c'est un des signes distinctif de la République.

 
Liberté, égalité, fraternité  
Lys  
Coq  

 

"La Marseillaise"

Allons ! Enfants de la Patrie !
Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de la tyrannie,
L'étendard sanglant est levé !
L'étendard sanglant est levé !
Entendez-vous dans les campagnes
Mugir ces féroces soldats ?
Ils viennent jusque dans nos bras
Egorger nos fils, nos compagnes.

Aux armes, citoyens, formez vos bataillons,
Marchons, marchons, qu'un sang impur abreuve nos sillons.

Que veut cette horde d'esclaves,
De traîtres, de rois conjurés ?
Pour qui ces ignobles entraves,
Ces fers dès longtemps préparés ?
Ces fers dès longtemps préparés ?
Français ! pour nous, ah ! quel outrage !
Quels transports il doit exister;
C'est nous qu'on ose méditer
De rendre à l'antique esclavage !

Aux armes, citoyens, formez vos bataillons,
Marchons, marchons, qu'un sang impur abreuve nos sillons.

Quoi ! des cohortes étrangères
Feraient la loi dans nos foyers !
Quoi ! des phalanges mercenaires
Terrasseraient nos fiers guerriers !
Terrasseraient nos fiers guerriers !
Dieu ! nos mains seraient enchaînées !
Nos fronts sous le joug se ploieraient !
De vils despotes deviendraient
Les maîtres de nos destinées !

Aux armes, citoyens, formez vos bataillons,
Marchons, marchons, qu'un sang impur abreuve nos sillons.

Tremblez, tyrans et vous, perfides,
L'opprobre de tous les partis !
Tremblez ! vos projets parricides
Vont enfin recevoir leur prix.
Vont enfin recevoir leur prix.
Tout est soldat pour vous combattre.
S'ils tombent, nos jeunes héros,
La terre en produit de nouveaux
Contre vous, tous, prêts à se battre.

Aux armes, citoyens, formez vos bataillons,
Marchons, marchons, qu'un sang impur abreuve nos sillons.

Français, en guerriers magnanimes
Portez ou retenez vos coups !
Epargnez ces tristes victimes,
A regret, s'armant contre nous !
A regret, s'armant contre nous !
Mais ces despotes sanguinaires !
Mais ces complices de Bouillé !
Tous ces tigres qui, sans pitié,
Déchirent le sein de leur mère !

Aux armes, citoyens, formez vos bataillons,
Marchons, marchons, qu'un sang impur abreuve nos sillons.

Amour sacré de la Patrie
Conduis, soutiens nos bras vengeurs !
Liberté ! Liberté chérie,
Combats avec tes défenseurs !
Combats avec tes défenseurs !
Sous nos drapeaux que la Victoire
Accoure à tes mâles accents !
Que tes ennemis expirants
Voient ton triomphe et notre gloire !

Aux armes, citoyens, formez vos bataillons,
Marchons, marchons, qu'un sang impur abreuve nos sillons.

Peuple français, connais ta gloire;
Couronné par l'Egalité,
Quel triomphe, quelle victoire,
D'avoir conquis la Liberté !
D'avoir conquis la Liberté !
Le Dieu qui lance le tonnerre
Et qui commande aux éléments,
Pour exterminer les tyrans,
Se sert de ton bras sur la terre.

Aux armes, citoyens, formez vos bataillons,
Marchons, marchons, qu'un sang impur abreuve nos sillons.

Nous avons de la tyrannie
Repoussé les derniers efforts ;
De nos climats, elle est bannie ;
Chez les Français les rois sont morts.
Chez les Français les rois sont morts.
Vive à jamais la République !
Anathème à la royauté !
Que ce refrain, partout porté,
Brave des rois la politique.

Aux armes, citoyens, formez vos bataillons,
Marchons, marchons, qu'un sang impur abreuve nos sillons.

La France que l'Europe admire
A reconquis la Liberté
Et chaque citoyen respire
Sous les lois de l'Egalité ;
Sous les lois de l'Egalité ;
Un jour son image chérie
S'étendra sur tout l'univers.
Peuples, vous briserez vos fers
Et vous aurez une Patrie !

Aux armes, citoyens, formez vos bataillons,
Marchons, marchons, qu'un sang impur abreuve nos sillons.

Foulant aux pieds les droits de l'Homme,
Les soldatesques légions
Des premiers habitants de Rome
Asservirent les nations.
Asservirent les nations.
Un projet plus grand et plus sage
Nous engage dans tous les combats
Et le Français n'arme son bras
Que pour détruire l'esclavage.

Aux armes, citoyens, formez vos bataillons,
Marchons, marchons, qu'un sang impur abreuve nos sillons.

Oui ! déjà, d'insolents despotes
Et la bande des émigrés
Faisant la guerre aux Sans-Culottes
Par nos armes sont altérés ;
Par nos armes sont altérés ;
Vainement leur espoir se fonde
Sur le fanatisme irrité,
Le signe de la Liberté
Fera bientôt le tour du monde.

Aux armes, citoyens, formez vos bataillons,
Marchons, marchons, qu'un sang impur abreuve nos sillons.

O vous ! que la gloire environne,
Citoyens, illustres guerriers,
Craignez, dans les champs de Bellone,
Craignez de flétrir vos lauriers !
Craignez de flétrir vos lauriers !
Aux noirs soupçons inaccessibles
Envers vos chefs, vos généraux,
Ne quittez jamais vos drapeaux,
Et vous resterez invincibles.

Aux armes, citoyens, formez vos bataillons,
Marchons, marchons, qu'un sang impur abreuve nos sillons.

 
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